Innovation et numérique : les propositions des candidats à la présidentielle 2027
Le Parlement a adopté en juillet 2026 l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, votée par 279 voix contre 81 à l'Assemblée et applicable aux nouveaux comptes dès le 1er septembre 2026. Les candidats divergent sur l'intelligence artificielle, le cloud souverain et la régulation des grandes plateformes.
Marine Le Pen
Le RN cible la fiscalité des géants du numérique et la commande publique, avec peu de mesures détaillées sur l'IA.
- Taxer l'utilisation des réseaux par les grandes entreprises du numérique, pour 550 millions d'euros en 2026.
- Instaurer un suramortissement pour la robotisation et la numérisation des entreprises.
- Orienter environ 230 milliards d'euros d'achats publics annuels vers les entreprises implantées en France.
Jean-Luc Mélenchon
LFI défend un numérique sous contrôle public, protecteur des libertés, et une IA portée par l'État.
- Garantir l'hébergement souverain des données des services publics et des entreprises essentielles.
- Interdire par la loi tout usage de la reconnaissance faciale.
- Créer une fonderie française de microprocesseurs et un institut de recherche dédié à l'IA.
- Constitutionnaliser le droit au chiffrement et garantir un accès minimal gratuit à Internet.
Édouard Philippe
Édouard Philippe mise sur une IA européenne souveraine, soutenue par la commande publique et l'énergie décarbonée.
- Doubler la capacité de calcul pour bâtir une infrastructure d'IA européenne souveraine.
- Adopter un Buy European Tech Act et des achats technologiques groupés.
- Ouvrir un accès préférentiel à l'énergie décarbonée aux acteurs nationaux et européens.
- Simplifier le cadre juridique européen de l'IA sans renoncer à une régulation éthique.
Raphaël Glucksmann
Raphaël Glucksmann veut une souveraineté numérique européenne et une protection forte des mineurs.
- Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans et bannir TikTok.
- Sortir de la dépendance aux GAFAM en cinq ans.
- Créer une Agence industrielle du numérique et de l'IA, et un « projet Manhattan » européen sur l'IA.
- Impulser un traité international sur l'intelligence artificielle.
David Lisnard
David Lisnard plaide pour un investissement offensif dans l'IA et pour un hébergement souverain des données.
- Protéger les données de santé par un cadre souverain d'hébergement et de cybersécurité (août 2026).
- Créer une DARPA européenne pour financer l'IA et le cloud (2024).
- Privilégier le cloud certifié SecNumCloud dans les collectivités (2024).
- Juge l'AI Act nécessaire mais trop coûteux pour les PME européennes (2024).
Bruno Retailleau
Bruno Retailleau et LR veulent une IA souveraine, appuyée sur une électricité décarbonée et la simplification de l'État.
- Doubler le nombre d'ingénieurs spécialisés en IA, informatique et robotique.
- Héberger les données sensibles de l'État et de la santé selon la norme SecNumCloud.
- Simplifier l'État par l'IA, en lien avec 250 000 à 300 000 postes de fonctionnaires en moins.
- Renforcer les obligations des plateformes contre la haine en ligne.
Gabriel Attal
Gabriel Attal fait de la protection des mineurs face aux écrans une priorité et veut diffuser l'IA.
- Interdire les écrans aux moins de 15 ans et instaurer un couvre-feu numérique pour les 15-18 ans.
- Publier un « addict-score » des plateformes.
- Passer les réseaux sociaux en noir et blanc après 30 minutes d'usage par un mineur.
- Intégrer l'IA dans le quotidien des entreprises et des administrations.
Éric Zemmour
Éric Zemmour défend une souveraineté numérique fondée sur l'hébergement en France et les technologies de rupture (programme 2022).
- Imposer l'hébergement en France des données sensibles des Français et de l'État (programme 2022).
- Investir dans l'IA, l'informatique quantique et les semi-conducteurs (programme 2022).
- Créer un livret innovation défiscalisé pour investir dans les start-up (programme 2022).
- Enseigner la programmation dès le secondaire (programme 2022).
Marine Tondelier
Les Écologistes veulent réduire la domination des géants du numérique et encadrer la captation de l'attention.
- Étendre le statut d'éditeur à toutes les grandes plateformes.
- Limiter strictement la publicité ciblée par profilage et interdire les procédés de captation de l'attention.
- Interdire la reconnaissance faciale.
- Investir dans les infrastructures critiques, de l'hébergement aux semi-conducteurs, et promouvoir l'interopérabilité.
Fabien Roussel
Fabien Roussel défend un numérique sous contrôle public et protecteur des libertés (programme 2022).
- Nationaliser Orange et exclure les GAFAM de la commande publique (programme 2022).
- Adopter une loi contre la surveillance numérique de masse (programme 2022).
- Mettre fin à l'opacité des algorithmes des plateformes (programme 2022).
- Créer un statut et des droits sociaux pour les travailleurs des plateformes (programme 2022).
Nicolas Dupont-Aignan
Debout la France mise sur un cloud et une IA souverains financés par l'État.
- Créer un fonds souverain IA financé par l'État et la BPI.
- Déployer un cloud souverain ultra-sécurisé.
- Créer une Agence nationale de l'éthique et de la sécurité des IA.
- Encadrer strictement les transferts de données hors de France.
Dominique de Villepin
Dominique de Villepin veut garantir la responsabilité humaine face à l'IA et protéger l'attention des mineurs.
- Faire du droit à une décision humaine un droit fondamental face à l'IA.
- Inscrire dans la Constitution une Déclaration des droits cognitifs.
- Loi de transparence algorithmique, limitant le défilement infini pour les mineurs.
- Mobiliser des centaines de milliards d'euros de capacité de calcul via un consortium européen.
Nathalie Arthaud
Nathalie Arthaud n'a pas publié de mesure sur le numérique.
- Pas de position détaillée publiée à ce stade.
Karim Bouamrane
Karim Bouamrane a publié une seule mesure sur le numérique, consacrée à l'IA.
- Fixer en France les règles applicables à l'intelligence artificielle.
- Pas d'autre position détaillée publiée à ce stade.
François Hollande
Il mise sur le numérique à l'école et sur une coopération européenne resserrée en intelligence artificielle.
- Donner à chaque élève un assistant numérique « e-Aristote ».
- Piloter le numérique et l'intelligence artificielle avec six à huit États européens.
Natacha Polony
Elle associe souveraineté technologique et relocalisation, sans plan numérique détaillé.
- Développer la robotique et l'intelligence artificielle pour relocaliser des productions.
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