Défense : les propositions des candidats à la présidentielle 2027

La loi de programmation militaire actualisée en août 2026 fait passer les crédits des armées de 57,1 milliards d'euros en 2026 à 75,7 milliards en 2030. La France s'est engagée auprès de l'OTAN à consacrer 3,5 % de son PIB à la défense en 2035.

Marine Le Pen

Marine Le Pen veut une dissuasion strictement nationale et une hausse de l'effort de défense.

  • Sanctuariser la trajectoire budgétaire de la loi de programmation militaire.
  • La décision nucléaire « ne se partage pas » : ni codécision ni intégration européenne (mars 2026).
  • Maintenir formation et équipements militaires pour l'Ukraine (octobre 2026).
  • Préférence européenne dans les achats militaires entre États de l'UE.

Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon veut quitter l'OTAN et bâtir un pôle public de l'armement.

  • Quitter immédiatement le commandement intégré de l'OTAN, puis l'organisation par étapes.
  • Créer un pôle public de l'armement et prioriser le matériel français.
  • Maintenir le caractère national de la dissuasion nucléaire.
  • Service militaire optionnel au sein d'un service citoyen obligatoire.

Édouard Philippe

Édouard Philippe veut élargir le format des armées avec une loi de programmation « de la massification ».

  • Nouvelle loi de programmation militaire « de la massification » (juillet 2026).
  • Passer de 45 000 à 250 000 réservistes et à 50 000 volontaires par an.
  • Produire en masse des drones tactiques et dépasser 100 000 obus par an.
  • Viser 3 % du PIB pour la défense, sans calendrier précisé.

Raphaël Glucksmann

Raphaël Glucksmann défend une défense européenne intégrée et une aide militaire accrue à l'Ukraine.

  • Fonds européen de défense de 500 milliards d'euros financé par emprunt commun.
  • Proposer aux partenaires européens une extension de la dissuasion française, la France gardant la décision.
  • Augmenter « drastiquement » l'aide militaire à l'Ukraine.
  • Accélérer la production industrielle et augmenter fortement la réserve opérationnelle.

David Lisnard

David Lisnard veut porter la défense au-delà de 3 % du PIB et rester dans l'OTAN.

  • Budget de la défense entre 3 et 3,5 % du PIB (2025).
  • Rester dans l'OTAN, refuser une armée européenne commune.
  • Moderniser la dissuasion nucléaire, opposé au désarmement.
  • Service national obligatoire court, en caserne et en uniforme.

Bruno Retailleau

Bruno Retailleau vise 100 milliards d'euros pour la défense en fin de quinquennat.

  • Livre blanc dès 2027 et loi de programmation atteignant 100 milliards d'euros (juillet 2026).
  • Maintenir une dissuasion nucléaire indépendante et combler les manques en munitions et missiles.
  • Multiplier par cinq les moyens de l'intelligence artificielle de défense.
  • Créer une force de réserve territorialisée capable de défendre le sol national.

Gabriel Attal

Gabriel Attal veut amplifier le réarmement et faire de la dissuasion française un bouclier européen.

  • Poursuivre et amplifier le réarmement, nouveau Livre blanc dans l'année (juin 2026).
  • Dissuasion nucléaire « avancée », la France comme parapluie nucléaire européen (septembre 2026).
  • Diviser au moins par deux la dépendance des armées aux chaînes extra-européennes.
  • Créer une agence européenne d'innovation de défense sur le modèle de la DARPA.

Éric Zemmour

Éric Zemmour défend un fort réarmement national, selon son programme 2022.

  • Budget de la défense porté à 70 milliards d'euros en 2030 (programme 2022).
  • Quitter le commandement intégré de l'OTAN (programme 2022).
  • Refuser une armée européenne et tout partage de la dissuasion (programme européennes 2024).
  • Deux porte-avions, vingt frégates et 300 avions de chasse à terme (programme 2022).

Marine Tondelier

Le programme écologiste mise sur une défense européenne autonome et un désarmement nucléaire négocié.

  • Commandement militaire intégré européen, sous la tutelle du Conseil de l'UE.
  • Préparer l'armée à la haute intensité : artillerie, blindés, génie, drones.
  • Soutien militaire à l'Ukraine, y compris des capacités de frappe à longue portée.
  • Initiative multilatérale de désarmement nucléaire relancée avec le Royaume-Uni.

Fabien Roussel

Fabien Roussel s'oppose à « l'économie de guerre » et veut sortir du commandement intégré de l'OTAN.

  • Annuler la hausse prévue de 36 milliards d'euros des dépenses de défense d'ici 2030.
  • Sortir du commandement intégré de l'OTAN, première étape vers sa dissolution (2025).
  • Ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires (2025).
  • Limiter la présence extérieure de l'armée aux mandats de l'ONU (2026).

Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan veut quitter l'OTAN et renforcer les moyens nationaux.

  • Porter le budget de la défense à 2,5 % du PIB.
  • Sortir de l'OTAN, « en plein accord avec Trump » (septembre 2026).
  • Passer à 20 frégates et 250 Rafale en 2030, abandonner le SCAF.
  • Service national civique obligatoire de trois mois, avec option militaire d'un an.

Dominique de Villepin

Dominique de Villepin veut une base industrielle de défense européenne et un pilier européen autonome.

  • Agence européenne d'innovation de défense dotée d'environ 4 milliards de dollars par an.
  • Commande publique européenne de défense pilotée par la Commission, règles d'export communes (mars 2026).
  • Ouvrir avec les partenaires une réflexion sur une doctrine nucléaire européenne, sans toucher aux principes français.
  • Renforcer le pilier européen pour qu'il puisse tenir sans l'OTAN.

Nathalie Arthaud

Nathalie Arthaud s'oppose au réarmement et au retour d'un service national.

  • Refuser la rallonge de 36 milliards d'euros pour l'armée et le nouveau porte-avions.
  • Dénonce un budget des armées passé de 32 à 63 milliards entre 2017 et 2027 (septembre 2026).
  • Opposée au nouveau « service national » (septembre 2026).
  • Dénonce les livraisons d'armes à l'Ukraine (2023).

Karim Bouamrane

Karim Bouamrane promet d'augmenter l'effort de défense, sans chiffrage à ce stade.

  • « J'augmenterai l'effort de défense », pour « éviter la guerre ».
  • Garantir une dissuasion crédible et donner aux soldats les moyens de leur mission.

François Hollande

Il veut une défense européenne pilotée par un noyau d'États et refuse un service national obligatoire.

  • Supprimer le Service national volontaire, jugé coûteux et peu utile militairement.
  • Créer un service citoyen volontaire de six à douze mois, sans obligation.
  • Piloter la défense avec un groupe de six à huit États européens.

Natacha Polony

Elle défend une défense souveraine, protégée des règles du marché unique.

  • Maintenir la défense hors du marché unique européen.
  • Protéger l'industrie de défense comme filière stratégique.
  • Viser une autonomie militaire européenne face aux grandes puissances.

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Mise à jour : 2026-10-31T08:51+01:00